Pourquoi " le questionneur" ?

Aujourd'hui plus que jamais, il n'y a plus de réponses toutes faites, ultimes, de repères, d'institutions, de vérités absolues pour répondre à nos interrogations. Les chemins à prendre sont démultipliés, multidirectionnels, inconnus. Pourtant, nous recherchons tous des réponses à nos interrogations..sur notre futur notamment. Le besoin de projection n'a jamais été aussi fort.

Nous voulons tous des solutions, des réponses évidemment !... mais quelles sont réellement nos questions ? nous posons nous les bonnes questions? nous posons nous pour les formuler ?..Les (bonnes) réponses ne résident-elles pas dans notre capacité à formuler les (bonnes) questions ?....se mettre en posture de susciter la réflexion?....c'est cela le questionnement....Le questionneur ne sera qu'un médiateur dans votre propre recherche.

LE PRINCIPE : aucune question n'est à bannir!

Des questions ?....A vous de jouer, composez votre partition de questions par petites touches, faites en une œuvre harmonieuse débouchant ou non sur un réponse, telle un point d'orgue à votre composition ou bien participer à l'élaboration d'une œuvre collective où chacun participe pour enrichir "collaborativement" l'œuvre en cours......laissez vagabonder votre réflexion pour voir où vous mène votre question première........vous serez sans doute surpris des voies empruntées et du chemin parcouru !

JOUEZ!!....sur un PETROF bien entendu !

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La vraie question c'est : "Comment profiter de la vie au maximum ?" La vraie réponse, c'est : "En évitant de se poser les vraies questions !"
Georges Wolinsky

« Une réponse, c’est forcement le chemin qu’on a déjà parcouru. Seules les questions peuvent montrer le chemin qu’il reste à faire ».

Jostein Gaarder


"Ce sont toujours ceux qui posent des questions qui sont les plus dangereux. Répondre, ce n'est pas si compromettant. Une seule question peut être plus explosive que mille réponses."
Jostein Gaarder

"le savant n'est pas l'homme qui fournit les vraies réponses, c'est celui qui pose les vraies questions"
Claude Lévi-Strauss

"Et si c'était cela, perdre sa vie : se poser les questions essentielles juste un peu trop tard ?"
Gilbert Cesbron

"Ce sont rarement les réponses qui apportent la vérité, mais l'enchaînement des questions."
Daniel Pennac

Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions"
Confucius

"L'erreur n'existe que dans les réponses, jamais dans les questions"
Florent Lory

"Ce sont les questions qui font le philosophe"
Paul Valéry

"être ou ne pas être: là est la question"
William Shakespeare

"Agir ou ne pas agir: là est la réponse"
Florent Lory

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SUJETS à débattre...

Les retraites sont-elles malades ?

Voici un "petit" débat de société qui ne va pas sans faire appel à de nombreuses problématiques et réflexions que soulève le développement durable.
 Suite à un débat lancé par avec NKM sur son blog * ...voici une petite réflexion sur le sujet en échos aux propos de notre philosophe André Comte-Sponville dans un de ses livres **...

Sur quel Ordre** devons nous statuer et réfléchir sur le futur régime des retraites ?
a- Ordre technico-scientifique ?
b- Ordre juridico-politique ?
c- Ordre morale ?
d- Ordre de l'amour (éthique) ?

Que nous dit l'ordre technico-scientifique ?...l'adéquation technique entre dépenses et recettes, la pyramides des âges, les ratios, les calculs, les méthodes, ce qui est et sera possible ou non ... bref, on sait (savoir) faire économiquement ou pas ceci ou cela.
Que nous dit l'ordre juridico-politique ?...on a le droit ou non de...donc je peux ou non (pouvoir)
Que nous dit l'ordre morale ?...le bien, le mal. Le devoir, l'interdit...on doit ou ne doit pas ...(devoir)
Que nous dit l'ordre de l'amour ?...la joie, la tristesse. Le désir, l'aversion....amour de la vérité, de la liberté, du prochain...j'ai envie, j'aime ...(vouloir)

* nkm-blog.org/pour-sauver-les-retraites-soyons-clairs-et-justes/
**cf. "Le capitalisme est-il moral" de A. Comte-Sponville

Eléments de débats :
".....Faut-il vraiment les « sauver » ?…doit- on sauver encore quelque chose du système actuel? Convient il encore vraiment ? Ne faudrait-il pas au contraire le laisser mourir de sa belle mort pour mieux le faire renaître ?
Car plus que jamais et plus que bien d’autres sujets, nous n’avons encore une fois que trop tardé dans cette réforme ( combien de catastrophes avant d’agir ? disait NH)…alors…. soyons imaginatifs !….or je ne vois rien venir par-là….on remet à plat les paramètres existants, on part en croisade avec tout le cortège de cas et notre lot de spécificités françaises…bref, on s’achemine vers un consensus mou qui par là même ne satisfera personne. Pour le coup, ne pouvons nous pas, quitte à déplaire (comme toutes les réformes en France) à la majorité, faire preuve d’imagination, de modernité et d’audace ?…N’a t on pas dit « innover ou mourir » parlant de ce nouveau siècle ?…si la politique c’est de prévoir et d’anticiper alors ne devons nous pas tout d’abord se poser les bonnes questions avant de chercher à y répondre tous ensemble avec nos fameuses parties (très) prenantes ?
Posons-nous les questions pendant qu’il en est encore temps….
1 Qu’est ce qu’une retraite « juste » ?
2 Qu’est ce qu’une retraite « solidaire » ?
3 Ces notions sont-elles à rapprocher de la période d’activité ?
4 La période d’activité est-elle « juste » et « solidaire » …..elle ?
5 Que demandent les retraités ? Quels sont leur besoins ?
6 Ces besoins ne sont-ils pas à l’opposé de l’avant retraite? les « pauvres » auront besoins de plus, les « riches » de moins ?
7 Sur quoi devrait-être basée la pension du retraité ?
8 Quels sont les cas extrêmes ?….femme au foyer n’ayant peu ou pas cotisé, toujours pas propriétaire…cadre sup. propriétaire n fois, placements, parachutes et complémentaires en vue…comment « juste-ifier » que l’une n’aura pas de quoi en vivre et l’autre ne saura pas quoi en faire ?….où est la solidarité si l’on reste sur les bases précédentes ?
Au regard des nouvelles économies « solidaires » (social business) en ordre de marche, où le sens de l’engagement et du but recherché remettent l’homme au cœur du sujet et où les valeurs business rimes avec justice, solidarité, sens, humanité, humilité et décence (échelle des salaires de 1 à 7 chez M. Borello!) n’y a t il pas matière à réflexion justement pour cet «après business » ?