Qu'est ce que la motivation ?
Étymologie : provenant de "motif"
Motif : "raison d'agir"
Motivus (lat.) : "relatif au mouvement"
C'est donc pour une bonne part, ce qui va expliquer le comportement, l'action. ce qui permet de déboucher sur l'action. Donc, ce qui permet de s'engager (cf. Qu'est-ce que l'engagement ?)
Motiver, c'est donc donner un motif pour mettre en action.
&
Se motiver, c'est SE donner un motif pour Se mettre en action.
Mais aujourd'hui parler de motivation est systématiquement correlé avec désir, envie...Ainsi, motiver :
Est-ce donner des raisons d'agir ?...motivation "rationnelle" ?
ou
Est-ce donner l'envie d'agir ?...motivation "émotionnelle" ?
Est-ce uniquement donner les seules raisons qui donnent envie d'agir ?
ou
Est-ce donner toutes les raisons qui justifient l'action à entreprendre ?
ou
Est-ce donner l'envie sans toute autre justification rationnelle que ce soit ?
Car certaines raisons ne risquent-elles pas de démotiver ?
Si c'est le cas, alors (se) motiver demande de ne pas (se) donner toutes les raisons mais plutôt toutes les envies.
Mais ne pas donner toutes les raisons, n'est-ce pas mentir ou se mentir ?
C'est à dire occulter, (se) cacher une part de "vérité" ?
et par conséquent s'engager sans toute "visibilité" ?
Peut-on motiver quelqu'un sans qu'il se motive lui-même ?
En quoi consiste de chercher à motiver quelqu'un ?
Je vais lui donner des raisons d'agir (déf.). En fait, ne vais-je pas lui donner des pistes auxquelles il n'aura pas pensé lui-même ?
De même, je vais lui donner l'envie d'agir. Par quoi peut être suscitée l'envie ?..l'exemplarité, la reconnaissance, le "dépassement" de soi, le challenge, l'autonomie, la maîtrise, etc ?
Mais une fois ces pistes, notions, raisons données, que se passe-t-il ?
C'est bien le sujet qui agira ou non à terme
Car c'est lui seul qui devra passer à l'action (engagement)
Quel est donc mon rôle en tant que "motivateur" (agent engendrant la motivation) ?
Donner des pistes ? donner des raisons ?
"Donner" une prise de conscience ?
Eveiller "l'autre" à sa propre motivation ?
Mais éveiller l'autre, n'est-ce pas chercher à le connaitre tout simplement ?
L'aider à se connaître lui-même ?
Prenons l'exemple suivant :
Un individu a besoin, à envie de "ressembler" à son patron. Il a besoin de l'admirer pour vouloir se donner à fond dans son travail et avoir la reconnaissance de quelqu'un qu'il admire.
Dans ce cas, on le voit bien , la motivation est sur les "starting-blocks"...il "suffit" au patron d'être exemplaire d'être reconnaissant pour que ça "marche". Auquel cas, l'individu en question reste "spectateur" de son patron et toute sa motivation n'attend que "lui".
Prenons un autre exemple :
Un individu a besoin, à envie d'exceller dans son job pour se motiver. Dans ce cas, c'est l'inverse, la motivation proviendra presque uniquement de lui-même....son patron n'aura "qu'à" lui favoriser son environnement de compétence (formation, spécialisation, expertise...).
On le voit bien, la motivation (tout comme la morale d'ailleurs) est propre à chacun. Au "patron" de savoir déceler cela chez chacun.
Si l'individu ne "s'approprie" pas les raisons de sa propre motivation, que se passe-t-il ?
En cherchant à motiver l’autre "durablement" ne doit-on pas faire en sorte finalement, à ce qu'ils soient capables de se motiver seuls à terme ?
Ne doit-on pas favoriser l'épanouissement de chacun dans son environnement de travail pour qu'à terme chacun participe à l'épanouissement de l'autre et vice versa ?
Mais c'est quoi se motiver soi-même ?
C'est quoi se donner l'envie de...?
N'est-ce pas finalement chercher à se connaitre ?
Savoir ce que l'on aime vraiment ?
Ce pour quoi l'on est "fait" ?
Ainsi, tout processus de motivation "durable" des individus notamment en entreprise, n'est il pas "condamné" à pousser les "motivateurs" à connaitre les individus qu'ils cherchent à motiver, et eux-mêmes ne sont-ils pas condamné à chercher à se connaitre eux-mêmes ?
Ceci nous renvoie vers une autre question, plus fondamentale :
Qu'est-ce que "chercher à se connaitre" ?
À cet éclairage, pour... quoi doit-on chercher à motiver les collaborateurs au sein de l'entreprise ? quels sont (tous) les "motifs" de cette recherche de motivation ?
Sont ils compatibles ? sinon, peut-on trouver des points, zones de convergences ?
Qui est légitime pour porter ce questionnement et ces recherches au sein de l'entreprise ?
Alors seulement on pourra répondre éventuellement à :
Comment peut-on alors envisager de motiver des collaborateurs au travail ? et quel processus vertueux (roue de Deming ?...) peut on envisager pour pérenniser la motivation cherchée tout d'abord, trouvée ensuite et à conserver enfin ?
Plus généralement, parmi nos nombreuses sources de motivations, d'envies de vivre, de goût de vivre, qu'apportent réellement celles du monde du travail ?
Quel "goût du travail" a-t-on, quel "goût" a le travail ?...
À l'heure où chacun cherche plus que jamais à s'épanouir "en dehors" du travail, l'entreprise n'est-elle pas la mieux placée pour y répondre ? et trouver dès lors peut être un nouveau modèle économique pour ses acteurs afin d'éviter la "fuite" du monde du travail au mieux ou la résignation consentante au pire ?
Ces questions philosophiques, psychologiques doivent-elles se poser en entreprise ? ou doit-on imaginer l'entreprise absolue et aboutie comme un lieu déshumanisé où robotique évoluée serait l'aboutissement idéal du modèle économique ?
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Motif : "raison d'agir"
Motivus (lat.) : "relatif au mouvement"
C'est donc pour une bonne part, ce qui va expliquer le comportement, l'action. ce qui permet de déboucher sur l'action. Donc, ce qui permet de s'engager (cf. Qu'est-ce que l'engagement ?)
Motiver, c'est donc donner un motif pour mettre en action.
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Se motiver, c'est SE donner un motif pour Se mettre en action.
Mais aujourd'hui parler de motivation est systématiquement correlé avec désir, envie...Ainsi, motiver :
Est-ce donner des raisons d'agir ?...motivation "rationnelle" ?
ou
Est-ce donner l'envie d'agir ?...motivation "émotionnelle" ?
Est-ce uniquement donner les seules raisons qui donnent envie d'agir ?
ou
Est-ce donner toutes les raisons qui justifient l'action à entreprendre ?
ou
Est-ce donner l'envie sans toute autre justification rationnelle que ce soit ?
Car certaines raisons ne risquent-elles pas de démotiver ?
Si c'est le cas, alors (se) motiver demande de ne pas (se) donner toutes les raisons mais plutôt toutes les envies.
Mais ne pas donner toutes les raisons, n'est-ce pas mentir ou se mentir ?
C'est à dire occulter, (se) cacher une part de "vérité" ?
et par conséquent s'engager sans toute "visibilité" ?
Peut-on motiver quelqu'un sans qu'il se motive lui-même ?
En quoi consiste de chercher à motiver quelqu'un ?
Je vais lui donner des raisons d'agir (déf.). En fait, ne vais-je pas lui donner des pistes auxquelles il n'aura pas pensé lui-même ?
De même, je vais lui donner l'envie d'agir. Par quoi peut être suscitée l'envie ?..l'exemplarité, la reconnaissance, le "dépassement" de soi, le challenge, l'autonomie, la maîtrise, etc ?
Mais une fois ces pistes, notions, raisons données, que se passe-t-il ?
C'est bien le sujet qui agira ou non à terme
Car c'est lui seul qui devra passer à l'action (engagement)
Quel est donc mon rôle en tant que "motivateur" (agent engendrant la motivation) ?
Donner des pistes ? donner des raisons ?
"Donner" une prise de conscience ?
Eveiller "l'autre" à sa propre motivation ?
Mais éveiller l'autre, n'est-ce pas chercher à le connaitre tout simplement ?
L'aider à se connaître lui-même ?
Prenons l'exemple suivant :
Un individu a besoin, à envie de "ressembler" à son patron. Il a besoin de l'admirer pour vouloir se donner à fond dans son travail et avoir la reconnaissance de quelqu'un qu'il admire.
Dans ce cas, on le voit bien , la motivation est sur les "starting-blocks"...il "suffit" au patron d'être exemplaire d'être reconnaissant pour que ça "marche". Auquel cas, l'individu en question reste "spectateur" de son patron et toute sa motivation n'attend que "lui".
Prenons un autre exemple :
Un individu a besoin, à envie d'exceller dans son job pour se motiver. Dans ce cas, c'est l'inverse, la motivation proviendra presque uniquement de lui-même....son patron n'aura "qu'à" lui favoriser son environnement de compétence (formation, spécialisation, expertise...).
On le voit bien, la motivation (tout comme la morale d'ailleurs) est propre à chacun. Au "patron" de savoir déceler cela chez chacun.
Si l'individu ne "s'approprie" pas les raisons de sa propre motivation, que se passe-t-il ?
En cherchant à motiver l’autre "durablement" ne doit-on pas faire en sorte finalement, à ce qu'ils soient capables de se motiver seuls à terme ?
Ne doit-on pas favoriser l'épanouissement de chacun dans son environnement de travail pour qu'à terme chacun participe à l'épanouissement de l'autre et vice versa ?
Mais c'est quoi se motiver soi-même ?
C'est quoi se donner l'envie de...?
N'est-ce pas finalement chercher à se connaitre ?
Savoir ce que l'on aime vraiment ?
Ce pour quoi l'on est "fait" ?
Ainsi, tout processus de motivation "durable" des individus notamment en entreprise, n'est il pas "condamné" à pousser les "motivateurs" à connaitre les individus qu'ils cherchent à motiver, et eux-mêmes ne sont-ils pas condamné à chercher à se connaitre eux-mêmes ?
Ceci nous renvoie vers une autre question, plus fondamentale :
Qu'est-ce que "chercher à se connaitre" ?
À cet éclairage, pour... quoi doit-on chercher à motiver les collaborateurs au sein de l'entreprise ? quels sont (tous) les "motifs" de cette recherche de motivation ?
Sont ils compatibles ? sinon, peut-on trouver des points, zones de convergences ?
Qui est légitime pour porter ce questionnement et ces recherches au sein de l'entreprise ?
Alors seulement on pourra répondre éventuellement à :
Comment peut-on alors envisager de motiver des collaborateurs au travail ? et quel processus vertueux (roue de Deming ?...) peut on envisager pour pérenniser la motivation cherchée tout d'abord, trouvée ensuite et à conserver enfin ?
Plus généralement, parmi nos nombreuses sources de motivations, d'envies de vivre, de goût de vivre, qu'apportent réellement celles du monde du travail ?
Quel "goût du travail" a-t-on, quel "goût" a le travail ?...
À l'heure où chacun cherche plus que jamais à s'épanouir "en dehors" du travail, l'entreprise n'est-elle pas la mieux placée pour y répondre ? et trouver dès lors peut être un nouveau modèle économique pour ses acteurs afin d'éviter la "fuite" du monde du travail au mieux ou la résignation consentante au pire ?
Ces questions philosophiques, psychologiques doivent-elles se poser en entreprise ? ou doit-on imaginer l'entreprise absolue et aboutie comme un lieu déshumanisé où robotique évoluée serait l'aboutissement idéal du modèle économique ?
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